Interreg North-West Europe SURICATES

Dates : 20 septembre 2017-31 décembre 2023

Financeur : INTERREG NORD-OUEST EUROPE

Porteur du projet : ULille

Responsable scientifique TVES : Éric MASSON, Université de Lille

Participation TVES : Christelle AUDOUIT, Olivier BLANPAIN, Sarah CABARY, Guillaume CHEVALIER, Philippe DEBOUDT, Jean-Baptiste LITOT, Florent LOCATELLI, Edwige MOTTE

Ce projet est cofinancé par l'Union européenne avec le Fonds européen de développement régional (FEDER)

Le projet SURICATES (Sediment Uses as Resources In Circular And Territorial EconomieS), lauréat de l’appel à projet du programme INTERREG Nord-Ouest Europe sur le développement d'initiatives de capitalisation figure parmi les 25 projets européens sélectionnés en mars 2021.

Cet appel à projet organisé dans le cadre de la stratégie « capitalisation » du programme INTERREG Nord-Ouest Europe, a pour objectif de soutenir le développement d’outils, d’activités et de méthodes visant à maximiser l'impact des résultats obtenus dans les projets précédemment approuvés dans la programmation INTERREG ENO (Europe du Nord-Ouest) de 2014 à2020.

L’Université de Lille est chef de file de ce projet auquel sont associés 12 autres partenaires (1).

Le responsable scientifique du projet est Eric MASSON, maître de conférences à l’Université de Lille, géographe et membre du laboratoire TVES (Territoires, Villes, Environnement & Société).

SURICATES est un projet d’économie circulaire appliqué à la valorisation des sédiments de dragage pour la lutte contre l’érosion et les inondations dont les activités, lancées en 2017 seront prolongées jusqu’en décembre 2023.

D’un montant initial de 5,72 millions d’euros (dont 3,4 de subventions FEDER), le nouveau budget du projet Suricates passe maintenant à 8,01 millions d’euros (dont 4,8 de subvention FEDER).

Le projet :

Le changement climatique et l’augmentation des risques appellent des mesures de protection consommant d’énormes quantités de ressources alors que les sédiments dragués pour l’accès aux ports/voies navigables d’Europe représentent 200 millions m3/an à gérer pour une valorisation d’environ 0,8 Mt. L’augmentation des pressions économiques et environnementales sur les territoires irrigués par les infrastructures portuaires et fluviales et sur les espaces soumis aux risques d’érosions et de submersions nécessite des solutions innovantes pour maintenir et développer les activités tout en préservant les ressources naturelles et les activités.

Dans cette optique, le projet Suricates vise à accroitre le réemploi de sédiments pour la lutte contre l’érosion et les inondations dans une perspective d’économie circulaire. Il a pour but d’apporter aux gestionnaires de ports ou de voies navigables et aux experts de l’érosion, de nouvelles solutions développées à partir de sédiments issus de dragage pour une utilisation à grande échelle dans les ports, cours d’eau et côtes de l’Europe du Nord-Ouest.

Par ailleurs, il doit fournir des démonstrateurs à taille réelle et des guides d’application sur plusieurs sites pilotes situés aux Pays Bas (Port de Rotterdam) en Ecosse (Glasgow, Bowling - Estuaire de la Clyde et Laggan - Canal Calédonien) et dans l’Estuaire de la Rance à l’amont de l’usine marémotrice.

Les solutions d’économie circulaire appliquée aux sédiments de dragage visent plusieurs objectifs :

  • Lutter contre l’érosion par ralentissement dynamique (Port de Rotterdam) ou par construction de digues (Bowling),
  • Réutiliser les sédiments pour la rénovation de perrés (Estuaire de la Rance), pour la production (substitut d’agrégats) et pour la cohésion (effet pouzzolanique) de bétons (Laggan, Estuaire de la Rance, Glasgow),
  • Recharger en sédiment des écosystèmes ripariens (Port de Rotterdam) ou amender des sols agricoles (Estuaire de la Rance).

Pour y parvenir et faire la démonstration de faisabilité opérationnelle, le projet propose également des solutions de réduction de la teneur en eau des sédiments dragués par phyto-ingénierie (Bowling) ou par unité de déshydratation mobile spécialement développé par le partenaire Ixsane.

Enfin, le projet Suricates produira des outils et des méthodes de suivi environnemental, économique, d’analyse et de prospective territoriales de la mise en place d’une filière d’économie circulaire basée sur la valorisation des sédiments issus de dragages.

En savoir plus : https://www.nweurope.eu/projects/project-search/suricates-sediment-uses-as-resources-in-circular-and-territorial-economies/#tab-2   

(1)    Munster Technological University,Deltares, University of Strathclyde, Port of Rotterdam, University College Cork, National University of Ireland, IXSANE, Bureau de Recherches Géologiques et Minières, British Waterways T/A Scottish Canals, Association pour la Recherche et le Développement des Méthodes et Processus Industriels, TEAM2 dont deux nouveaux : IMT-Mines Douai et EPTB Rance Frémur

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Jean Monnet – CECCUT

Dates : 2018-2022

Cofinancé par le programme Erasmus+ de l’Union européenne.

Participation : Pauline BOSREDON, Thomas PERRIN et François-Olivier SEYS - TVES et Pauline RAVINET – CERAPS  

Description : Ce projet vise à maintenir la dynamique européenne et l’inscription du laboratoire comme pôle de référence en la matière, enclenchée lors du projet Jean Monnet EURÉGIO. L’objectif du réseau pluridisciplinaire « CECCUT » est d'analyser l’initiative "Capitales européennes de la culture" en tant que levier de la cohésion urbaine dans les espaces transfrontaliers de l’UE. Un focus sera réalisé sur trois thématiques centrales mises en avant par le Parlement européen et le Conseil de l’Union Européenne concernant les Capitales européennes de la culture programmées pour la période 2020-2033 : 

  • Renforcer le sentiment d’appartenance à un espace culturel commun (quid d’un sentiment d’appartenance transfrontalier à soutenir), 
  • Favoriser l’inclusion sociale par la culture avec une attention particulière aux jeunes et aux groupes marginalisés (quid de l’Europe de l’inclusion sociale par la culture dans un contexte transfrontalier et notamment l’inclusion de la jeunesse, des européens fragilisés et des migrants extra-communautaires souvent bloqués en zone frontalière), 
  • Promouvoir les relations entre les secteurs culturels et créatifs avec ceux du développement urbain (quid du développement urbain transfrontalier par la programmation culturelle alors que la frontière peut induire une série de différentiels). 

Les échanges entre le monde académique, les acteurs publics et ceux issus de la société civile impliqués par ces enjeux s’organiseront à travers quatre activités complémentaires, mobilisant de concert les langues française et anglaise : 

  • Un enseignement sous forme de séminaires, impliquant chercheurs et étudiants
  • Trois produits dont un site internet dédié au projet ainsi qu’un guide de bonnes pratiques et un guide d’évaluation pour faciliter une cohésion urbaine transfrontalière par la politique culturelle 
  • Une recherche appliquée associant chercheurs et étudiants
  • Une série d'événements pendant les trois années du projet.

Conférence finale du projet européen CECCUT le 8 juin 2022 à l'Université de Lille

En savoir plus sur le projet CECCUT

Interreg France-Wallonie FABRICAR3V

Dates : 01 juillet 2019-31 décembre 2022

Porteur du projet : CNRS

Chef de file du projet : Jean-François Witz (CNRS - Centrale Lille) jwitz[chez]centralelille[point]fr

Pour le laboratoire TVES - Université de Lille : Christine Liefooghe (Volet sciences humaines du projet) christine.liefooghe[chez]univ-lille[point]fr - Cédric Cabanel, Post-doctorant Université de Lille - cedric.cabanel[chez]univ-lille[point]fr

Objectifs du Projet : La Fabrication Additive Métallique (FAM) est un secteur en très forte croissance. Les technologies actuelles s’adressent plutôt à de grandes entreprises qui disposent des expertises et des capitaux nécessaires (près de 1M€ par machine). De nouvelles technologies émergent, comme celles basées sur la technologie MIM (Metal Injection Molding), qui rendent les machines bien moins chères (120k€ par machine). L'objectif du projet FabricAr3v est de développer un procédé de fabrication additive métallique « Low-cost » (de l’ordre de 30k€) accessible aux TPE/PME et aux FabLabs. De nos jours, pour ces acteurs, l’impression 3D permet surtout le prototypage rapide. Le passage du prototypage à la fabrication additive nécessite de savoir prévoir les défauts potentiels et les performances mécaniques des pièces produites. Le projet FabricAr3v répond à cette problématique par la conception d'un procédé « Low-cost » ainsi que par le développement et la validation des outils de simulation dédiés.

Résultats attendus :La constitution d’un consortium transfrontalier vise à rassembler les compétences à mettre en œuvre pour réaliser le projet.

Sur le plan technologique, l’association avec SIRRIS en Belgique permettra de comparer les procédés industriels existants. L’expertise du CRITT-MDTS de Charleville-Mézières permettra d’adapter les technologies du MIM à l’impression 3D. Enfin, des outils de dimensionnement des pièces adaptés aux procédés seront créés par la collaboration entre le CNRS et Centrale Lille, en France, et Cenaero, en Belgique. Une plateforme de formation sera par ailleurs développée autour des technologies de l’impression 3D métallique.

Sur le plan de l’adoption de ces technologies par les TPE/PME ou les FabLabs, il est nécessaire d’une part, d’étudier les conditions de diffusion d’une machine de FAM Low Cost, d’autre part, d’investiguer les modèles d’affaires et la question de l’Open source. En effet, l’arrivée de machines permettant de copier à bas coût n’importe quelle structure métallique entraînera probablement une remise en cause de la propriété intellectuelle et industrielle, base du système économique actuel. Une collaboration entre l’Université de Mons (Belgique), le laboratoire TVES de l’Université de Lille et le CNRS (France) permettra d’une part, d’investiguer les modèles de protection compatibles avec cette évolution et, d’autre part, d’inventorier et de cartographier les acteurs de la zone INTERREG France-Wallonie-Vlaanderen susceptibles d’être intéressés par les technologies de la FAM Low Cost.

Partenaires :

Sites web :

Participation du laboratoire TVES- Université de Lille :

Le laboratoire TVES (ULR 4477) est une équipe régionale de recherche en Sciences Humaines et Sociales (géographie, aménagement, urbanisme, économie, sociologie, sciences de gestion) fédérant près de 60 chercheurs de l'Université de Lille et de l'Université du Littoral Côte d'Opale (ULCO) travaillant sur les thèmes déclinés dans son acronyme : territoires, villes, environnement et société. Le projet FabricaAr3v se rattache au thème 3 du laboratoire (Penser et fabriquer les territoires) et en particulier aux questions portant sur les innovations et le développement des territoires.

Christine Liefooghe, pilote du MT7 du projet FabricAr3v, est maître de conférences en géographie économique à l'Université de Lille au sein du Laboratoire TVES. Ses axes de recherche portent sur la diffusion des innovations et l'évolution des systèmes productifs, sur les tiers-lieux comme vecteurs de transition et sur la co-création de valeur entre laboratoires de recherche, entreprises, politiques publiques et citoyens engagés dans les transitions en cours (numérique, économie circulaire, relocalisation de certaines productions…). Cédric Cabanel, en appui sur le MT7 du projet Fabricar3v, est post-doctorant à l'Université de Lille au sein du Laboratoire TVES. Docteur en géographie économique, ses travaux portent sur la géographie des activités innovantes, sur les trajectoires des systèmes productifs en temps de crise et sur les tiers-lieux comme nouveaux territoires d’innovation par les usages.

Le MT7 du projet Fabricar3v vise à analyser l'impact potentiellement disruptif de la fabrication additive métallique (FAM) Low-Cost sur le système productif des territoires de la zone INTERREG France-Wallonie-Vlaanderen. Le projet vise à favoriser l’adoption du procédé de FAM Low-Cost, en particulier par les TPE/PME et les ateliers de fabrication numérique partagés (FabLabs, Makerspaces…). L’arrivée de machines permettant de copier à bas coût n’importe quelle structure métallique pourrait entraîner une remise en cause du système productif actuel. En articulation avec les chercheurs de l’Université de Mons qui analysent les enjeux de propriété intellectuelle (MT6), Christine Liefooghe et Cédric Cabanel explorent les conditions d’une diffusion spatiale d’une machine FAM Low-Cost en zone transfrontalière FWVL (MT7). Leur travail consiste à créer une base de données des acteurs de l’écosystème de la fabrication additive, à cartographier les réseaux d’acteurs, à enquêter auprès des ateliers de fabrication numérique puis à poser les conditions de la création d’un nouveau pôle d’excellence transfrontalier.