PRESSÎLES

PRESSions touristiques sur les ÎLEts du Parc National de la Guadeloupe

Programme financeur : Parc national de Guadeloupe et le Conservatoire du littoral

Dates : 2017-2018

Porteur du projet : Caroline Rufin-Soler

Résumé : Le Parc national de Guadeloupe se situe au sein d’un complexe touristique potentiellement conséquent puisque ce sont près de 487 000 touristes qui ont séjourné en Guadeloupe en 2013 (INSEE). Des compromis ont été établis entre des logiques de protection liées aux contraintes réglementaires qui visent la protection de la nature et les attentes des acteurs socio-économiques et des usagers. Si les touristes montrent une attention croissante à la préservation du patrimoine naturel, ils souhaitent également découvrir des îlets de sable blanc caractéristiques des littoraux tropicaux coralliens. Certains îlets du Grand Cul-de-Sac marin ou de la côte sous le vent sont alors considérés comme des espaces ludiques de dimensions locale, régionale et internationale subissant une forte fréquentation par différents usagers. Des initiatives touristiques locales se sont développées et sont souvent complémentaires d’activités préexistantes comme la pêche ou la petite hôtellerie. Des excursions vers des îlets se sont ainsi mises en place, en plus d’autres activités, plus sportives, comme le canoë-kayak, la plongée sous-marine, la voile, le kite-surf. Si la lecture de ces activités renseigne sur les disparités de partage à l’échelle de ce territoire, certaines fréquentations ou sur-fréquentations d’îlets questionnent sur les usages touristiques au sein d’un parc national. La forte pression qui en résulte est accentuée par une relative accessibilité. Ainsi, le parc national souhaite connaître l’état de la fréquentation de ses cœurs marins situés en côte sous le Vent et dans le Grand Cul de Sac Marin afin d’adapter la gestion de ces sites. Il doit, par ailleurs, anticiper les conflits d’usage éventuels et proposer aux différents prestataires une organisation prenant en compte la sensibilité écologique des milieux et la capacité d’accueil de ces espaces exigus et fragiles.

Les objectifs généraux de cette étude seront donc de mieux comprendre les motivations des visiteurs à se rendre sur ces sites, leurs représentations de la nature, leurs habitudes spatiales et leurs pratiques de fréquentation ; d’appréhender leur perception des pressions s’exerçant sur les milieux naturels et d’évaluer leurs capacités de changement de lieux et de pratiques.