Interreg France-Wallonie FabricAr3v

Vers la fabrication additive métallique pour tous

Porteur du projet : CNRS

TVES : Christine Lieffoghe MCF ULille

Date de début : 01/01/2019
Date de fin : 31/12/2022

Description : La Fabrication Additive Métallique (FAM) est un secteur en très forte croissance. Les technologies
d'aujourd'hui demandent une grande expertise et des investissements très importants (~1M EUR),
ce qui freine l'adoption de ce procédé. La diffusion massive de ces nouvelles méthodes requiert
de  nouveaux  procédés  plus  abordables.  De  nouvelles  technologies  sont  apparues  récemment,
basées sur la technologie MIM (Metal Injection Molding), permettant l'avènement de machines
bien  moins  chères  (120k  EUR).  Cette  technologie  est  appelée  à  se  développer.  Ainsi,  nous
souhaitons  lui  consacrer  un  pôle  d'excellence  scientifique  et  industrielle.  Notre  objectif  est  de
développer un procédé dont l'investissement global serait inférieur à 30k EUR. Ce développement
permettrait  de  rendre  ce  procédé  accessible  aux  TPE/PME  et  aux  FabLabs.  Pour  passer  du
prototypage rapide à la fabrication additive, il faut être en mesure de prévoir les défauts dans les
pièces, de maîtriser le procédé afin de prévoir les performances mécaniques des pièces produites.
Nous  répondrons  à  cette  problématique  par  la  conception  de  ce  procédé  « low-cost »,  le
développement  et  la  validation  des  outils  de  simulation  dédiés.  Les  compétences  à  mettre  en
oeuvre  sont  variées,  aussi  la  constitution  d'un  consortium  transfrontalier  est  absolument
nécessaire. Sans celui-ci, il n'est pas possible de mener à bien ce projet. Le nouveau procédé à bas
coût  sera  confronté  à  la  référence  industrielle.  Grâce  à  l'association  avec  Sirris,  nous  le
comparerons aux procédés industriels existants. Nous bénéficierons de l'expertise du CRITT-MDTS
sur le MIM pour l'adapter à l'impression 3D. Nous proposerons des outils de dimensionnement
des pièces qui seront adaptés aux procédés par la collaboration entre le CNRS, CentraleLille et
Cenaero. Une plate-forme de formation autour de cette technologie sera développée. L'arrivée de
machines  permettant  de  copier  à  bas  coût  n'importe  quelle  structure  métallique  entraînera
probablement  une  remise  en  cause  de  la  propriété  intellectuelle  et  industrielle.  Ce  projet
investiguera les modèles de protection compatibles avec cette évolution et les confrontera aux
tiers-lieux, tels que les FabLabs. Le projet bénéficiera de l'expertise de l'Université de Mons, de
l'Université de Lille et du CNRS.